Mariama Kanon,
contact au Burkina Faso

 

1 -     Pourriez-vous nous présenter brièvement votre Association ?

      Bismillahi Rahmani Rahim Wa salatout wa salam ala Seydina Mouhammad wa alihi
wa sahbihi wa salam taslim.

L’Association Nasroul Diin a été créée en 2001 ; elle est apolitique et à but non lucratif. Son siège est à Ouagadougou. Elle a pour objectifs :

-         Construction d’école où l’éducation religieuse sera intégrée au programme.

-         Promotion de la femme et de la jeune fille par l’enseignement et l’apprentissage des métiers.

-         Encadrement des enfants difficiles appelés ‘’enfants de la rue’’.

-         Consolidation de la fraternité islamique avec les associations sœurs à travers le monde.
 

2 -      Comment décririez-vous la situation actuelle au BURKINA FASO tant sur le plan matérialiste que spirituel ?

      Le BURKINA FASO est un pays enclavé, désertique, en voie de développement, classé régulièrement par le P.N.U.D. (Programme des Nations Unies pour le Développement) parmi les pays les plus pauvres, les derniers au monde. Plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté. Son sous-sol est pauvre, l’eau par endroit est une denrée rare. L’économie repose sur l’agriculture et l’élevage et le taux d’alphabétisation est de 40,90% secteur public et privé confondus.

Pays laïc, trois (3) religions sont pratiquées : l’animisme, l’Islam et le Christianisme (par ordre d’importance). Dans un contexte laïc et de modernisme, notre communauté se bat pour conserver ses acquis et gagner d’autres batailles. Il y’a beaucoup d’Associations islamiques qui se battent ; à côté d’elles des ONG et Associations islamiques arabes aident notre communauté dans la construction des mosquées, centres de santé, écoles franco-arabe (Médersas). Cependant il reste beaucoup à faire.

3 -      La population locale serait-elle intéressée par l’ouverture d’un internat pour jeunes filles dans lequel elles apprendraient les sciences de la religion ?

Au delà de la population locale, c’est toute notre communauté qui sera heureuse de cette œuvre . Ceci va combler un vide ressenti par tous. A ce jour il n'y a que des internats chrétiens où les musulmans envoient leurs enfants avec conséquence la conversion de nos enfants musulmans. C’est dramatique et nous devons faire quelques choses.

4 -     Quels sont les besoins les plus urgents à ce jour pour la communauté musulmane vivant au BURKINA FASO ?

Les besoins les plus urgents pour notre communauté seraient de :

-         Créer des centres d’apprentissage de métiers pour les élèves qui quittent les Medersas ; le système éducatif est tel qu’au sortir des Medersas ils sont improductifs.

-         Créer des emplois en initiant des projets sur l’élevage, l’agriculture afin de s’auto suffire et être à l’abris du besoin et de la gêne.

-        Créer des orphelinats pour orphelins du Sida et pour les indigents ; de ce côté également notre communauté est absente ; nous envoyons nos enfants chez les autres.

5 -      Avez-vous un message quelconque à faire passer à vos frères et sœurs vivant en Occident ?

Nous souhaiterions qu’ils nous apportent leur aide en faisant des dons, en intervenant auprès des partenaires au développement, des institutions comme l’UNICEF, le FNUAP, la FAO pour nous apporter leur aide. Aussi, il est souhaitable que des bénévoles nous accompagnent sur le terrain pour la réalisation et le suivi.

Pour terminer, nous tenons à témoigner toute notre gratitude à la plume de l’Islam qui à travers ses responsables, nous a tendu la main ; et cette main tendue nous ne l’oublierons jamais. Qu’ALLAH loué soit-il agrée nous et nos œuvres ; Paix et Salut sur notre prophète MOHAMMAD.

Assalamou aleykoum wa rahmatoullahi wa baraqatouhou.


Carte du Burkina Faso

Population : 11 946 065 habitants Monnaie : Franc CFA
Superficie : 274 200 km Langue(s) officielle(s) : Français
Densité : 43.57 hab./km Statut : Démocratie parlementaire
Capitale : Ouagadougou Frontières : Côte d'Ivoire, Mali, Bénin, Togo, Ghana, Niger
Principales villes : Bobo Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Banfora, Kaya. Presse du pays : L'Observateur Paalga, Sidwaya Quotidien et L'Hebdomadaire du Burkina.
Point culminant : Tena Kourou 749 m.  


Retour en haut de la page

 

Autorisations ministérielles

 

   Nombre d'invité(e)s: